08/09/2011

Léoube

C'est à croire que tous les (mes) chemins me ramènent à Daylesford Organic... J'avais déjà, ici en France, entendu parler des vins et des huiles d'olive du Château Léoube, avec une oreille intriguée, piquée à vif et excitée comme lorsque je découvre de beaux et nouveaux produits. Il n'en faut pas plus pour faire mon bonheur.

Lors de mon dernier séjour londonien (celui dont je vous ai fait tout dernièrement partager mes petites adresses), j'ai retrouvé chez Daylesford l'étiquette bleu azur de Léoube et fus tout étonné d'apprendre que la maison appartenait au même propriétaire, Sir Anthony Bramford, qui racheta en 1997 les quelques 560 hectares du domaine en bordure de littoral. Dans une démarche tout à la fois qualitative et respectueuse de l'environnement, Sir Bramford réhabilita le vignoble, arracha les pieds morts, nettoya les parcelles, les palissades. Le terroir est béni des Dieux. La chaleur sèche de l'été est tempérée par la brise marine qui rafraichit les nuits, tandis que le climat méditerranéen adoucit les hivers. La région est balayée, en outre, par un fréquent mistral qui contribue à maintenir la vigne en bon état sanitaire. Les sols, quant à eux, sont d'une grande diversité : schisteux en flanc de collines, plus argileux aux abords de la plaine et partiellement sableux en bord de mer. Romain Ott dirige aujourd'hui l'exploitation dans le respect des traditions et des générations futures, des cycles lunaires et saisonniers. Un engagement qui est en passe de porter ses fruits avec la certification prochaine du label Ecocert.


J'ouvre une bouteille de rosé, un assemblage de cépages de Grenache (40%), Cinsault (40%), Syrah (10%) et Mourvèdre (10%). Je me dis qu'il ira bien avec ces petits rougets au beurre de pistache que je pourrais préparer pour demain soir. Pour une fois, je choisis le plat en fonction du vin. La couleur est claire, délicate, le nez frais, "entre fruits exotiques et fruits à chair blanche de fin de saison d'été, mêlé aux arômes d'épices légères", il est dit...


Mon nez à moi manque hélas de précision, mais le ressenti global est là. Il ira parfaitement avec mon poisson et mes légumes grillés. J'arroserai, au moment de servir, le rouget d'une sauce vierge à l'huile d'olive du Château, au goût généreusement fruité de noix verte et d'artichaut (qui persiste d'ailleurs très bien à la cuisson). Demain soir, nous dinerons avec les cigales, je le sens...

9 commentaires:

  1. çà me plaît bien, ce petit mot d'esthète... ;))

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  2. Toute cette poesie pour ces rougets! Ca donne l'eau à la bouche! Enfin le vin plutôt...!
    Bonne degustation....

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  3. Ce petit beurre de pistache me laisse rêveuse... Je deviendrai bien cigale.

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  4. Je suis conquise ! pas un mot de plus, je viens partager toutes ces saveurs et ces odeurs....
    belle soirée

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  5. A votre santé !!! Avec modération, bien sûr, comme toutes les bonnes choses... ;))

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  6. Du rouget au beurre de pistache...?
    La grande classe pour ces 5ans ♥
    Waouh !
    Si mon coeur n'était pas pris... ;)
    C'est peut-être le plat que tu me faisais, il y a très très longtemps...mon âme s'en rappelle encore ;)

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