27/06/2011

De la liberté d'écrire et de penser : une blogueuse culinaire taïwanaise condamnée pour propos calomnieux

Liu, c'est son nom, a le malheur d'être blogueuse à Taïwan et a eu le second malheur de publier, en 2008, une critique négative sur un restaurant de la ville de Taichung, décrivant des plats de nouilles trop salés, des cafards en cuisine ou l'attitude tyrannique du patron. Un juge l'a condamnée à 30 jours de prison, 2 années de probation et l'équivalent de 7000 dollars US de dommages et intérêts, pour seul fait que ses propos auraient été diffamatoires et basés (le comble) sur un seul repas, rapporte le Tapei Times. Interrogé, un avocat conseille aux blogueurs culinaires d'être "véridiques dans leurs commentaires" et "objectifs et équitables dans leur écriture" en argumentant leurs dires par des images. Certes, je n'oublie pas de prendre en compte le fait que nous n'avons pas accès à l'intégralité du dossier, mais cela pose des questions sur ce que nous pouvons, devons ou non dire et écrire, "même" en France. Et mon côté révolté se rappelle à moi en pensant à ces populations qui n'ont droit à aucune de nos libertés premières et évidentes : penser, écrire, aimer ou simplement conduire, comme ces femmes en Arabie Saoudite qui risquent l'emprisonnement pour se mettre derrière un simple volant, sans l'autorisation écrite de leur mari. La modernité d'un pays se mesure au degré de liberté de son peuple.

Et merci à Bwak pour l'information...

4 commentaires:

  1. Moi qui avait fait un reportage sur mes derniers reportages sur Taïwan, je suis assez étonné... Mais bon

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  2. Hallucinant...merci pour l'info.
    Il est où ton concours ??? (je dis ça mais je viens juste de débarquer ici...je vais fouiller un peu :))

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  3. Oui, j'ai vu! Une honte. C'est fou. Un jugement etrêmement sévère...

    Bises,

    Rosa

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