14/07/2014

Ragoût de boeuf aux pâtes comme à Corfou

Prendre l'air du large commence parfois, souvent, par l'envie de se remettre en cuisine et de partager sa cuisine. Destination, la Grèce. Même sous l'orage estival de Paris, même sous un parapluie sur le pont des Arts, même avec des chaussures qui prennent l'eau, il doit faire beau à Corfou. Il suffit juste de trouver un endroit où s'abriter. Ce type de recette à la cuisson lente est toujours meilleur réchauffé, donc n'hésitez pas à préparer le plat la veille et à prolonger celle-ci d'une heure, la viande n'en sera que plus tendre. Gardez un peu de basilic que vous rajouterez au tout dernier moment. Kali orexi ! (bon appétit !)


Il vous faudra, pour 6 personnes :

1,5 kg de viande de boeuf à braiser coupée en cubes
1 gros oignon haché
1 kg de tomates pelées, épépinées et concassées (en boite)
2 cuillères à soupe de concentré de tomates
1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge
1 cuillère à café de sucre en poudre
1 bâton de canelle
3 clous de girfle
2 cuillères à soupe de basilic ciselé
500 g de pâtes type macaroni
mizithra, kefalotiri ou parmesan râpé pour servir
huile d'olive
sel, poivre

Dans une cocotte, faire chauffer l'huile d'olive, puis ajouter les cubes de boeuf. Les faire revenir une dizaine de minutes sur feu vif pour bien les dorer. Baissez à feu moyen, ajouter l'oignon et faire suer cinq minutes. Ajouter les tomates concassées, le concentré de tomates, le vinaigre de vin rouge, le sucre, la cannelle, les clous de girofle et le basilic. Saler, poivrer, mouiller d'eau à hauteur et laisser mijoter au minimum deux heures, en rajoutant un peu d'eau en cours de cuisson si nécessaire. Servir le ragoût avec les pâtes et parsemer de fromage.

La recette est tirée du livre La cuisine de Vefa par Vefa Alexiadou chez Phaïdon.

04/05/2014

Tajine de poulet aux pommes de terre et aux olives violettes

De couleurs, vous avez envie ? De chaleur et de soleil aussi ? Vous feuilletez déjà les catalogues de vacances d'été et rêvez de votre prochaine destination. Le dépaysement se fait ressentir. Aujourd'hui, c'est au Maroc que je vous emmène. Installez-vous confortablement dans la cour du riad rosement fleuri de bougainvilliers. Le murmure de l'eau de la fontaine vous berce tranquillement. Et en cuisine, le repas se prépare et sent diablement bon...

Ce tajine est considéré, au Maroc, comme étant un peu l'équivalent de notre steak-frites ici en France. Sa facilité de préparation vous étonnera. Comme tous les tajines, il sera bien meilleur réchauffé le lendemain.

Il vous faudra, pour 4 personnes :

1 poulet fermier de 2 kg coupé en morceaux
1,5 kg de pommes de terre à chair ferme
125 g d'olives violettes non dénoyautées
4 tomates pelées et concassées
1 citron confit
1 oignon émincé en lamelles
2 gousses d'ail hachées
1 cuillère à café de curcuma
1 cuillère à soupe de coriandre hachée
1 cuillère à soupe de persil plat haché
huile d'arachide
sel, poivre 

Dans un faitout, faites revenir l'oignon, l'ail et le curcuma dans l'huile pendant deux-trois minutes à feu doux. Ajoutez les morceaux de poulet, faites-les légèrement colorés, puis ajoutez la moitié des tomates concassées, la coriandre et le persil. Salez, poivrez. Pelez et lavez les pommes de terre et détaillez-les en gros morceaux. Disposez-les dans le faitout et mouillez à hauteur. Laissez cuire 30 minutes à couvert, toujours sur feu doux. N'hésitez pas à rajouter un peu d'eau si nécessaire, en rectifiant l'assaisonnement. Quelques minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le reste des tomates, les olives et le citron confit coupé en quartier. Laissez mijoter une dizaine de minutes. Servez très chaud, parsemé de quelques brins de coriandre et de persil.

28/04/2014

Alexandre Gauthier, cuisinier (ou "la faim de vivre et de faire vivre")

C'était il y a quelques mois, au détour d'un énième voyage et d'un aller-retour à La Madelaine-sous-Montreuil. J'avais eu le privilège de tenir entre mes mains le premier livre, tout juste sorti de l'imprimerie, d'Alexandre Gauthier. Quelques semaines après, je m'y plongeais plus sérieusement, feuilletant les pages un peu au hasard. On pourrait parler de rétrospective ou de monographie, tant l'œuvre culinaire du chef est dense et inspirée et inspirante. Mais en réalité, non, ce n'est ni une rétrospective, il n'y a rien de figé dans le passé, ni même une monographie, l'homme est multi-facettes. Ces termes ne conviennent pas, il leur manque quelque chose... Assurément, à mes yeux, le premier livre d'Alexandre est un manifeste. Pas une fin en soi mais une "faim de partager, de vivre et de faire vivre".


Vous savez, il sait, l'amour sincère que j'ai pour lui, pour sa cuisine et pour le lieu. Parmi toutes les si belles tables que j'ai pu faire et qui m'ont apporté tant d'émotions, La Grenouillère a une place à part, presque évidente, une "parenthèse" qui me bouleverse à chaque fois que je franchis le pas de sa porte, baigné dans l'obscurité puis la lumière. À chaque fois que mes souvenirs remontent à la surface de ma peau et de mes papilles. Elle est une expérience totale, "béni(e) par la magie des grenouilles" comme le souligne Kundera dans la préface du livre. Plus encore, je crois que j'admire, chez Alexandre, sa profonde capacité à exprimer, dans chaque détail, ce qu'il est véritablement, sans truchement, ni fausse modestie, avec toute la difficulté que l'exercice demande. L'esprit (comme les émotions) se révèle toujours "sauvage". Il doit être contenu sans lui ôter la moindre liberté. Son livre revient, d'une manière très dépouillée dans ses images et sa structure même, sur son parcours, sur ses inspirations et motivations, sur le questionnement qu'il porte autour du sens (réel) de la cuisine. Du territoire, préféré au terroir, de l'abstraction lyrique de Georges Mathieu au menu froissé sur la table. De l'héritage à l'intemporalité éphémère des choses. Je laisse, moi, ce livre, ton premier livre, Alexandre, au milieu des rares autres qui partagent ma vie et nourrissent mon univers, hors de ma bibliothèque, et finis ces quelques lignes par ces trois petits points de suspension que tu chéris tant, libre(s) d'imagination...


Alexandre Gauthier, cuisinier. Editions de La Martinière, 2014, 333 pages. Prix maximum conseillé : 45€. Préface de Milan Kundera, photographies de Marie-Pierre Morel. Sortie le 9 mai 2014.

19/04/2014

Le massacre de Pâques (concours photo)

Ce lapin n'avait rien demandé. Il m'a fallu trois coups de bouteille d'eau pour en venir à bout. Il n'a pas souffert, je vous le promets. Du moins, plus après le deuxième coup de bouteille. En même temps, il m'avait cherché. Là, dans son joli étui, avec ce petit noeud papillon rose poudré. A quoi s'attendait-il ? A ce que je le laisse dans un coin du placard jusqu'à l'année prochaine ? Devenir rance et terne ou, pire, fondre comme une vulgaire tablette de supermarché ? Non, non, je lui ai rendu service, c'est bien mieux ainsi. Et le chocolat apaise les pulsions, c'est ce qu'on dit...


Alors c'est à vous de jouer. J'ai décidé d'organiser un petit concours photo... Je remercie, ici, Adrien - FrenchementBon de m'avoir inspiré le titre ! Il va falloir vous salir les mains, vous montrer créatifs et sans pitié et prendre en photo votre poule, oeuf, lapin (ou autre curiosité) de Pâques et de le massacrer le plus intelligemment possible, sans laisser de traces. Soyez un Dexter en herbe, montrez-nous votre dextérité. Détaillez l'arme du crime, le lieu, l'heure et envoyez la scène photographiée sur Instagram et Twitter avec le hashtag #psychopaques ou par mail à psychopaques@outlook.fr. Le jury, composé des charmantes Marine - Miss Crumble, Hana - Je Veux Être Bonne, Emilie - Plus une Miette dans l'Assiette, et de votre serviteur, élira le ou la gagnant(e) qui remportera un petit paquet chocolaté. Attention, vous avez jusqu'au dimanche 28 avril 2014 minuit ! Bonne chance ! Post-scriptum : les vidéos IG ou Vine sont aussi autorisées !
older home

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...