07/11/2014

Soupe marocaine de poulet au fenouil

Comme une envie de chaleur, d'un coin de ciel bleu presque Majorelle, dans l'air froid et gris de l'hiver s'installant. Il neigera peut-être dans un mois et on remettra ses gros godillots fidèles à toute épreuve, en attendant, les mains autour du bol fumant, le retour de l'hirondelle partie faire sa vie à Marrakech...


Pour 6 personnes, il vous faudra :

4 bulbes de fenouil parés et coupés en lanières
1 cuillère à café de graines de fenouil
2 cuillères à soupe de purée de tomates
400 g d'orzo
4 cuillères à soupe de persil plat finement ciselé
1 cuillère à soupe de harissa
huile d'olive

Et pour le bouillon :

1,5 kg de poulet (blancs, cuisses, ailes...)
1 bulbe de fenouil paré et haché
1 carotte grossièrement hachée
1 oignon coupé en deux
1 petite botte de persil plat
3 branches de céleri
1 cuillère à soupe de grains de poivre noir
1 cuillère à soupe de grains de poivre blanc
2 feuilles de laurier

Mettez tous les ingrédients du bouillon dans une grande casserole et recouvrez d'eau froide. Portez à ébullition, puis baissez le feu. Retirez l'écume régulièrement et laissez cuire à couvert pendant deux heures. Au bout des deux heures, retirez du feu et laissez refroidir. Sortez le poulet, désossez-le et depouillez-le finement. Filtrez le bouillon (vous pouvez garder les légumes avec une semoule, par exemple), puis remettez le bouillon et les morceaux de poulet dans une casserole, avec les graines de fenouil, le fenouil, la purée de tomates. Portez à ébullition, ajoutez l'orzo et laissez cuire 15 à 18 minutes. Servez en bol, avec du persil plat, un peu de harissa et un trait d'huile d'olive.

30/08/2014

La meilleure frite de Bruxelles

- "Je crois que c'est là... Je me souviens plus du nom de la place, mais on m'a dit que c'était là où Stromae avait tourné son clip... Ça y ressemble, non ?"
- "Ça a l'air..."
- "On vient de manger, t'as encore faim ?"
- "Ben, on va quand même pas repartir de Bruxelles sans manger une frite... Et puis, un peu plus ou un peu moins... On est déjà à 12000 calories/jour..."
- "Oui, mais on marche, donc on élimine... Et puis on a pas eu de dessert... Tu crois que ça existe les frites au sucre glace ?"

La baraque à frites - Place Flagey, Bruxelles, Belgique.

25/08/2014

L'instant de Bouchéry

A chaque rencontre (chaque nouvelle table en est une), il y a souvent, voire presque toujours, une petite anecdote qui y est associée. Cette petite histoire vient de ma tête. D'un mal de tête, précisément, de ceux qui arrivent en fin de journée et qui ne vous lâchent qu'après une nuit noire, bleue-noire ou bleue-verte, selon l'inspiration, la parenthèse. Nous voilà installés à la table de Bouchéry, impatients de connaître enfin la cuisine de Damien, dont on nous avait dit tellement de bien. Le mal de tête ne passe pas. Côté droit. Juste un fond de champagne pour trinquer et, qui sait, dilater peut-être ces maudits vaisseaux crâniens, sanguins (je veux y croire).

Le service est admirable, léger, pétillant (comme ces bulles de la bouteille numéro une). Et compréhensif, je ne boirai pas plus. Les amuse-bouches arrivent. Bénédicte, la maîtresse des lieux et l'épouse de Damien, vient s'occuper de nous, rayonnante, charmante, et tout autant attentionnée. "Et votre mal de tête ? Vous voulez un comprimé ?" C'est le soin rare que peu apportent à leurs hôtes. La nouvelle de ma névralgie était discrètement passée entre les équipes. Le dîner commence, les plats se succèdent. Le porc ibérique à la pastèque et au yaourt fumé, fait par le chef lui-même, comme tous ses superbes fromages, me surprend et me perturbe très joliment. C'est la sensation, l'émotion que j'attendais à ce moment-là de mes tables étrennées. Il est minuit passé. Damien vient en salle, saluer ses derniers clients, débarrasser quelques tables, apporter les derniers desserts. C'est le temps d'un armagnac or-cuivré, d'une tisane à la reine des prés claire comme la lumière d'un petit matin calme, et celui d'être bien ancré, dans le présent instant. Sans mal nulle part. Cen(...)drillon. 





18/08/2014

Gâteau moelleux aux fraises

Si les tartes fleurissent ici et là dès les premières fraises (les vraies, pas celles péruviennes, de décembre), on ne voit pas beaucoup d'autres recettes de gâteaux ou de pâtisseries à base du dit fruit. Fraisiers tout à part, évidemment, pour lesquels il faut encore avoir le temps et la technique ! Voici donc une alternative simple et gourmande à souhait aux allures de pudding moelleux que je vous conseille de servir froid avec une petite crème anglaise... Ce sera un perfect teatime pour vos pluvieux sundays... 


Il vous faudra, pour 6-8 personnes :

250 g de farine
200 g de sucre en poudre
125 g de beurre ramolli
2 œufs
25 cl de lait entier
375 g de fraises
1/2 sachet de levure
1 pincée de sel

Pour le streusel :
40 g de farine
50 g de beurre froid coupé en dés
90 g de sucre de canne blond

Préchauffez votre four à 180°C. Dans un saladier, mélangez la farine, le sucre, la levure et la pincée de sel. Mettez le beurre ramolli, les œufs, le lait dans le bol d'un mixeur ou d'un robot. Mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse. Ajoutez les ingrédients "secs", puis mixez à nouveau. Rincez et équeutez les fraises. Coupez les plus grosses en deux au besoin, et mélangez-les à la pâte. Beurrez un moule de 24 cm de diamètre, disposez-y une feuille de papier sulfurisé au fond. Versez l'appareil et égalisez la surface. Préparez le streusel en émiettant grossièrement la farine avec le beurre froid, puis ajoutez le sucre. Recouvrez le gâteau, puis enfournez 50 minutes jusqu'à ce que la surface soit joliment dorée. Servez froid ou frais, accompagné d'une crème anglaise.
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